Les fondements d’une culture de données saine

18 juillet 2022
  • IT

Dans une organisation moderne, les données sont partout. Il en va de même pour les outils, les plateformes et les applications qui nous promettent des raccourcis vers des perspectives précieuses. Mais la technologie seule ne suffit pas : un nombre croissant de responsables d’entreprises commencent à réaliser que l’établissement d’une culture de données saine est primordial pour devenir une organisation orientée données. La question est : comment ?

Tout d’abord, voyons ce qu’est une culture de données. D’après Ganes Kesari, le maître à penser en matière d’IA, « la culture de données est le comportement collectif et la conviction des personnes à utiliser (ou non) les données dans la prise de décisions. » Dans une culture de données saine, chaque personne de l’organisation – des exécutifs de niveau C aux opérateurs dans l’atelier et aux employés en magasin – reconnaît la valeur des données, se les approprie et sait où trouver et comment accéder à des perspectives pertinentes. 

Propriété et objectif

« Il s’agit de répandre ‘la magie des données’ dans l’organisation, » explique Bart Teetaert, Data Culture Lead chez delaware. « Peu importe comment on voit les choses, tout le monde travaille déjà avec des données sans en avoir conscience. L’objectif est de sensibiliser les personnes à la valeur des données et aux opportunités qu’elles créent, d’inculquer un sentiment de responsabilité et d’appropriation. Cela va bien au-delà des ‘experts en données’. Dans une entreprise de services publics, par exemple, le releveur de compteurs joue un rôle crucial dans la sauvegarde de la qualité des données et leur exactitude. »

Selon Bart, il y a dans pratiquement toutes les entreprises un grand groupe de personnes qui travaillent activement avec des données chaque jour sans les considérer comme telles. « Ce sont des personnes pour qui faire des feuilles de calcul est une seconde nature. Sans s’en rendre compte, elles extraient en continu des perspectives de données. En les sensibilisant et en leur fournissant les bons outils et une bonne formation, nous pourrions leur faciliter la vie et leur donner une nouvelle raison d’être. »

Une intuition pour les perspectives

Cela veut-il dire que tout le monde doit devenir un analyste des données ? « Non, pas du tout. Mais chaque personne doit être impliquée sinon les outils spécifiques que vous mettrez en place seront mal utilisés voire inutilisés. Si les données et les perspectives sont là mais que personne ne s’y intéresse, elles n’ont alors aucune valeur. Un exemple : si une machine de production tombe sans cesse en panne, allez-vous continuer à la réparer ? Ou allez-vous rechercher les causes comme les pics d’activité, le manque de formation, etc. ? » 

« Cet exemple montre également que la culture des données ne doit pas se limiter à la finance, au contrôle, à la vente et au marketing. Il faut aussi conscientiser les collaborateurs de l’atelier de la valeur des données afin qu’ils puissent développer de l’intérêt pour les perspectives. En outre, il est important de réaliser que chaque personne de l’organisation a des besoins différents en matière de données, en fonction de son rôle. En tant qu’organisation, vous devez vous assurer que ces besoins soient satisfaits. »

Quatre fondements de la culture des données

L’équipe chargée de la culture des données chez delaware a identifié quatre fondements pour une culture de données saine:


  1. Littératie sur les données: Est-ce que les personnes de mon organisation – des opérateurs aux contrôleurs financiers et responsables de niveau C – ont l’état d’esprit, les compétences et les connaissances nécessaires pour répondre à leurs besoins en matière de données ?  
  2. Gouvernance des données : Comment les données sont-elles organisées au sein de l’organisation? Sont-elles centralisées ou décentralisées ? Qui veille à l’exactitude et à la qualité des données ? Comment sont répartis les autres rôles et les responsabilités concernant les données ? Bart : « Sans propriété, il est difficile d’extraire de la valeur des données. Par exemple, même s’il existe une liste de contrôle de qualité, une personne doit être mandatée pour pouvoir stopper la production si des éléments défectueux sont fabriqués. Aussi, assurez-vous que chaque personne ait accès aux données pertinentes et préservez la qualité des données. »
  3. Découverte des données: Est-ce que tout le monde sait quelles sont les données disponibles dans l’organisation et où on peut les trouver? Sommes-nous d’accord sur la taxonomie des données, c’est-à-dire sur ce qui constitue un ‘client’, un ‘prospect’, une ‘vente’, etc. ? Et quels KPI avons-nous ? Bart : « C’est crucial pour mesurer le succès. Si vous rendez obligatoire le passage d’un outil à un autre, votre taux d’adoption par les utilisateurs ne signifie pas grand-chose. Les personnes vont sans doute l’utiliser mais l’utiliseront-elles correctement ? »
  4. Communauté des données: Notre approche des données bénéficie-t-elle d’un large soutien au sein de l’organisation? Avons-nous mis en place un support de première ligne ?  


Le dernier point correspond également à l’image idéale que se fait Bart d’une culture de données saine: « Vous voulez vous retrouver dans une situation où les questions relatives aux données proviennent de votre communauté métier au lieu d’être imposées par votre service IT ou l’équipe de données. Par exemple, un technicien de service sur le terrain remarque l’émergence d’un certain modèle, il a une idée pour un cas d’utilisation potentiel et demande au service IT de lui indiquer les bonnes données. J’aime utiliser la métaphore du voilier : le bateau est la communauté des données et l’IT le vent dans les voiles. »

Lancez-vous

Certes, le déploiement d’une telle culture ne se fait pas du jour au lendemain. Mais il y a certaines choses que les organisations peuvent dès à présent lancer.

  • Collecter les besoins fonctionnels: Au lieu d’introduire simplement un nouvel outil avec X jours de formation intensive, amenez vos collaborateurs à réfléchir sur la manière dont les données pourraient leur faciliter la vie. delaware organise par exemple des formations sur les données, adaptées aux besoins de chaque utilisateur, afin que les entreprises soient véritablement orientées données. 
  • Partager des exemples de réussite: Organisez un road show pour diffuser les success stories de vos collègues dans l’entreprise.
  • Développer un réseau d’ambassadeurs: Créez un réseau ‘d’ambassadeurs de données’ tant du côté commercial que de l’IT. Ces personnes pourront répondre aux questions relatives aux données de leurs collègues et des nouvelles recrues. 


« Comme le dit l’adage, ‘les données sont le nouveau sol fertile sur lequel les entreprises peuvent renforcer leur position’, » conclut Bart. « Pour autant que vos collaborateurs sachent comme le cultiver et utiliser activement les perspectives issues des données. Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons passer d’une prise de décisions guidée par l’intuition à une prise de décisions guidée par les données. »

Votre culture des données est-elle à la hauteur ? Contactez Bart !

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