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09-10-17

Comment la gestion collaborative des actifs profite aux opérateurs et aux OEM

Un nombre impressionnant de données structurées et non structurées sont générées tout au long du cycle de vie d’un actif, tel qu’une machine ou une pièce d’équipement. Ces informations sont réparties entre le fabricant, l’opérateur et divers départements, comme l’ingénierie et la maintenance. Il n’est cependant pas simple de s’assurer qu’elles sont à la fois exactes, à jour et aisément accessibles. La gestion collaborative des actifs permet de mettre en commun et de partager les contenus appropriés, avec les bonnes personnes et au bon moment, ce qui profite à l’OEM comme à l’opérateur.

De manière générale, les données liées aux actifs se présentent sous deux formes : structurées et non structurées. La majorité de ces données sont disponibles digitalement, mais elles peuvent être difficiles à extraire, notamment à cause du nombre important d’installations et à la complexité qui en résulte dans la gestion des actifs. Les informations critiques sont souvent collectées et stockées dans un système de gestion des actifs d’entreprise (EAM) et/ou dans un système de gestion du contenu d’entreprise (ECM).

 

Pour rendre l’information utilisable, il est nécessaire de répondre à certaines questions

Les questions fondamentales

Collecter des données critiques demande beaucoup de temps, y compris lorsqu’un tel système a été implémenté. Par exemple, pour rendre l’information utilisable, il est d’abord nécessaire de répondre aux questions suivantes :

  • Quelles données sont importantes et quelles données le sont moins ?
  • Dans quel format allons-nous stocker les caractéristiques des données ?
  • Faut-il lier les données à l’actif ou à la fonction ? Et dans ce dernier cas, à quel niveau ?
  • Devrions-nous classifier les données ? Et pour cela, faut-il employer notre propre système ou utiliser une norme établie (ISO, CEN…) ?
  • Etc.

Les données dans le cycle de vie des actifs

De nombreux types de données non structurées sont également nécessaires à différentes étapes du cycle de vie des actifs. La plupart des systèmes ECM de pointe répondent à ces besoins.

 

Si vos informations ne sont pas à jour, exactes ou faciles à consulter, cela peut avoir des conséquences importantes

Simple et précis

Une fois collectées, toutes les informations structurées et non structurées sont stockées sur un système ECM et/ou EAM. Après cela, un nouveau défi nous attend : comment faire en sorte que ces informations soient à jour, exactes et faciles à consulter ?

Échouer à ce niveau peut avoir des conséquences importantes. Des études récentes sur le Hands on Tool Time (HoTT) mentionnent une inefficience productive indirecte d’environ 40%. Les principales raisons en sont : la mauvaise communication, le temps d’attente, l’indisponibilité des matériaux et l’incapacité à trouver la documentation technique appropriée.

Le 'jumeau digital', la solution gagnante pour tous

Et si les informations digitales pouvaient être partagées en temps réel entre le fabricant et l’opérateur ou le fournisseur de service ? On nomme ce principe le 'jumeau digital'; cela signifie que l’opérateur a accès en temps réel à toutes les données – structurées et non structurées – et a la garantie que celles-ci sont à jour et exactes.

Le fabricant, quant à lui, dispose d’informations sur la performance de ses produits dans les installations du client. Il a ainsi l’opportunité de gérer leur cycle de vie en circuit fermé via la collecte de données, l’analyse et l’amélioration des produits. C’est, en résumé, une solution gagnante pour les deux parties.

 

L’Asset Intelligence Network de SAP est aujourd’hui l’un des nouveaux outils clés de la gestion intelligente des actifs 

La gestion collaborative des actifs

En rendant possible ce type de collaboration, l’Asset Intelligence Network de SAP est devenu l’un des nouveaux outils clés de la gestion intelligente des actifs. Ce répertoire central basé dans le cloud aide les entreprises à collecter, suivre et localiser les informations des équipements. De cette manière, les opérateurs peuvent accéder aux données, aux fiches et aux manuels de maintenance mis à jour, tandis que les fabricants reçoivent des informations vitales sur l’utilisation des actifs et sur leurs défaillances. C’est une étape non négligeable dans l’évolution vers une gestion vraiment intelligente des actifs.

Auteur: Geert Hermans. Vous pouvez vous connecter avec lui via LinkedIn